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Samedi 22 juillet 2017

Analyse du marché de l'Or

Edito

Une hausse moyenne de 28% en 2011, c'est beaucoup. Cent vingt huit dollars de baisse en une séance aussi, comme ce fut le cas en septembre dernier après que l'or a dépassé les 1.921 dollars l'once.

Tandis que certains investisseurs ne croient pas que 2012 sera une nouvelle année de hausse pour les cours de l'or, les analystes de Thomson Reuters GFMS, institut de recherche sur le marché de l'or, sont convaincus du contraire. A l'occasion de la publication mardi matin du volumineux rapport 2011 sur ce précieux, ils indiquent tabler sur de nouveaux plus hauts historiques.
« On pourrait même voir des cours de l'or dépasser les 2.000 dollars l'once plus tard dans l'année ou début 2013 », commente Philip Klapwijk, directeur de la recherche sur les métaux.
La ré-émergence des questions américaines peut mettre le marché sous tension

Une conviction qui se fonde sur des prévisions de demande suffisante de la part d'investisseurs -en particulier de la part des banques centrales -, des taux d'intérêt faibles, une politique monétaire accommodante et sur la méfiance que peuvent inspirer les devises à long terme, y compris le dollar.
« Toute l'attention sur la zone euro a conduit les investisseurs à rechercher des dollars et des bons du Trésor, comme l'option la moins mauvaise. Cependant, la ré-émergence des questions américaines, en particulier la nécessité d'adopter un troisième ‘quantitative easing', peut vraiment mettre le marché de l'or sous tension. Après tout, il ne faut pas omettre que la flambée des cours de l'or cet été a suivi la dégradation de la note américaine », observe Philip Klapwijk.
A court terme, cependant, les analystes de Thomson Reuters GFMS ont conscience que les cours de l'or pourraient consolider. La crise de la dette dans la zone euro, le dollar élevé, l'aversion au risque pourraient venir peser sur les cours, surtout une fois que les achats pour le Nouvel an chinois auront été réalisés. Du coup, pour le premier semestre 2012, l'institut table sur un prix moyen à 1.640 dollars l'once.
Les banques centrales, acheteuses d'or

Le rapport fait aussi le point sur les fondamentaux du marché de l'or en 2011. Un des éléments capitaux a été la résistance de la part de la bijouterie qui n'a baissé que de 2% en 2011. Cela s'explique surtout par le fort appétit de l'Inde et de la Chine.
Les banques centrales ont aussi acheté 430 tonnes d'or, soit quatre fois plus qu'en 2010. Il s'agit de banques centrales de pays émergents qui ont besoin de diversifier leurs réserves de devises. Cet appétit a permis d'absorber une production en hausse de 4%, à 2.812 tonnes, un plus haut historique alors que de nouveaux projets sont arrivés en production.
La demande d'investissement a baissé de 7%, à 1.563 tonnes. Mais elle reste malgré tout à des niveaux historiquement élevés. Elle représente 35% de la demande totale pour l'or contre 22% en 2010. Enfin, elle a augmenté de 20% en valeur, à 80 milliards de dollars. La part la plus importante de la croissance s'explique par une forte demande pour l'or physique. L'appétit pour les lingots a augmenté de 33%, à 1.200 tonnes.
Les ETF sont aussi en première ligne mais la demande ralentit. Elle n'a augmenté que de 7% en 2011 contre 20% en 2010.
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